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Grande Mosquée d’Alger

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Grande Mosquée d’Alger

Message par Sajoker le Ven 14 Mai - 0:56

Krebs und Kiefer avec KSP Engel und Zimmermann

 

Il s'agit d'un projet qui a fait couler beaucoup d'encre,
tant la polémique était grande ! Archi-Mag prends l'intiative de publier
ce projet grandiose, qu'est la troisième plus grande mosquée du monde,
tout juste après les mosquées de La Mecque et de Médine, et qui vient
détroner celle de Hassan II à Casablanca. Les maghrébins en compétition !
avec des mosquées réalisées par des groupes d'architectes européens ! A
quand une cathédrale à Genève réalisée par un architecte de chez nous ?
Surtout en ces temps de crise où il est interdit d'ériger des minarets
en terre helvétique ?


Présentation de la mosquée par Krebs und Kiefer
La nouvelle Grande Mosquée d'Alger s'élèvera au milieu de la
baie d'Alger sur un terrain de ca. 275.000 m² tout près de la mer. Elle
sera quant à la grandeur la troisième mosquée du monde. Le groupe de
travail formé par Krebs und Kiefer avec KSP Engel und Zimmermann a gagné
le concours international pour le projet en janvier 2008. En juillet
2008 fut signé le contrat pour la planification générale et la
surveillance des travaux pour la Grande Mosquée d'Alger en présence de
la chancelière allemande Mme Angela Merkel. Il est un aspect sans pareil
que cet ensemble de mosquée relie des institutions religieuses et
profanes. La construction est conçue pour la réception chaque jour de
jusqu'à 120.000 visiteurs.


L'architecture de la mosquée avec son gros oeuvre carré relie
la modernité et la tradition. La tradition parce qu'elle remonte au type
le plus ancien des moquées, la mosquée à colonnades. Une marque du
style sont, entre autres, les colonnes qui s'ouvrent vers le haut comme
des fleurs tout en offrant aussi l'espace pour les conductions
techniques. Elles se retrouvent dans l'entier ensemble de bâtiments. Une
barre d'édifices, accueillant un centre de cinémas et des magasins,
forme à l'ouest du terrain le début pour la partie du nord de
l'ensemble.

Cette barre dirige vers l'esplanade, une vaste place entourée
en U par plusieurs édifices et qui permet l'accès au minaret. Au-dessous
de l'esplanade il se trouve un parking couvert sur trois étages pour
6.000 véhicules. Le minaret avec sa hauteur de 270 m sera le plus haut
du monde. Il se divise en divers secteurs fonctionnels qui peuvent être
atteints par des ascenseurs panoramiques. Dans la zone pied du minaret
il y a une spacieuse aire d'entrée avec foyer qui s'étend jusque dans la
barre d'édifices qui suit.

Dans les étages 4 - 20 se trouvent un musée de l'art et
histoire islamiques ainsi qu'un centre de recherche approprié. Il y a
plusieurs sky-lobbies distribuées sur toute la hauteur, offrant de
l'espace pour le repos et la communication. Dans la pointe de la tour
est prévue une plateforme de vue avec restaurant, lequel sera aussi
accessible pour les visiteurs par deux lifts panoramiques.

À l'est se trouve la zone sacrée de la mosquée avec la salle de
prières et l'avantcour, à chaque foi 22.000 m² de surface de base et
ca. 70 m de hauteur. L'ensemble de la mosquée du nord est séparé des
bâtiments au sud par un parque spacieux. Le centre culturel, situé dans
la partie du sud du terrain, héberge une bibliothèque volumineuse avec
salle multimédia et une vidéo- et cinémathèque.


Dans un autre édifice est rangé un centre de congrès ayant une
capacité d'environ 1.500 participants. La « Dar El Coran » (école du
Coran) offre la possibilité à 300 étudiants de troisième cycle, du pays
et de l'étranger, d'approfondir leurs connaissances de l'islam et de la
culture islamique. Des appartements pour les étudiants et les
professeurs sont aussi prévus sur le terrain à nature d'un campus au sud
de l'ensemble.
La responsabilité technique du projet sous la direction de Krebs
und Kiefer est confrontée à un grand défi. La coordination de l'équipe
de planification, se composant de plus de 100 architectes et ingénieurs,
est un point crucial pour le succès du projet. Le résultat à être
délivré au maître de l'ouvrage doit être une planification intégrée sur
tous les métiers qui garantisse une construction sans anicroche du
projet. La coordination avec le maître de l'ouvrage en Algérie fait
aussi partie des tâches décisives de la planification générale et de la
responsabilité technique.

Le maître de l'ouvrage doit à tout moment être informé de
l'état actuel de la planification et intégré dans le processus des
études, afin que le progrès de la planification reflète toujours les
idées du maître de l'ouvrage. À cet effet il sera utilisé entre autres
un système de communication sur base Internet qui est administré par
Krebs und Kiefer. Une tâche spéciale pour les projeteurs de l'ossature
chez Krebs und Kiefer c'est la protection contre les tremblements de
terre. Le projet se trouve dans une zone avec la plus haute
classification de risque, et il devra rester intact et doit fonctionner
même après un séisme. Comme le projet surmonte en grandes parties les
normes CE applicables à cet égard ainsi que le règlement local, un
échange intensif au plus haut niveau professionnel avec les auteurs des
normes sera nécessaire. Un autre facteur particulier dans la
planification de la mosquée est la sécurité. En Algérie on attache une
grande importance à la sécurité des institutions publiques, en
considération de l'histoire troublée et des incidents malheureusement
toujours actuels.

Des mesures appropriées et des installations pour la défense
d'actes terroristes doivent être intégrées dans la planification,
conformément à l'accord avec les autorités de sécurité locales. Une
singularité est aussi le grand effet public du projet en Algérie. Le
progrès du projet est personnellement surveillé par le Président. La
presse et l'opinion publique sur le projet doivent toujours être
considérées. En Allemagne il y avait également un dialogue avec la
presse sur la singularité de ce projet. Au bout du compte cependant, la
chose extraordinaire de ce projet sera outre sa dimension architecturale
surtout celle culturelle. Chaque participant dans la planification est
appelé à se préoccuper avec la culture et la religion du islam pour
comprendre la fonction de l'édifice et pour la réaliser convenablement
dans la planification. Le dialogue intensif entre les ingénieurs d'étude
allemands et le maitre de l'ouvrage algérien constitue sur ce point un
exemple positif pour l'échange entre les cultures, ce qui forme la base
pour la compréhension mutuelle.

Petite histoire du projet
Au début, Octobre 2007, après le lancement du concours, les architectes algériens sceptiques
La 3e plus grande mosquée jamais construite dans l’histoire de
l’humanité après les deux Haramin de La Mecque et Médine, qui fait
fantasmer des millions d’Algériens, n’est pour l’instant qu’un dessein.
Un dessein mal dessiné, pour reprendre la formule géniale d’un brillant
architecte de chez nous. Ce gigantesque monument, qui devrait donner une
âme culturelle, philosophique, religieuse et bien sûr architecturale à
la baie d’Alger, est au centre d’une grosse polémique. La somme
mirobolante de 3 milliards de dollars qu’engloutirait ce projet est sans
commune mesure avec l’importance de l’ouvrage, dénoncent les
architectes. Cette immense infrastructure qui fait saliver les grandes
signatures de l’architecture moderne du fait qu’il est localisé dans la
belle baie d’Alger est mise sur le marché comme un modeste ouvrage dans
lequel l’amateurisme et l’approximation font loi. Gros plan sur les sous
et les dessous de la grande mosquée d’Alger.
Au commencement était la parole… Celle de Bouteflika qui
voulait immortaliser son passage à la tête du pays par l’érection de la
3e plus grande mosquée au monde au cœur de la capitale. L’idée fait
presque l’unanimité pour une ville qui commence à se lasser de son Maqam
chahid (sanctuaire des martyrs) de l’ex-président Chadli. Mais les 3
milliards de dollars annoncés pour sa construction donnent le vertige à
beaucoup d’Algériens. De l’autre côté, cette sacrée cagnotte fait
tourner la tête aux constructeurs. Les spécialistes s’attendaient à une
ruée vers Alger des grands architectes du monde pour inscrire leurs noms
dans la postérité grâce à un tel ouvrage phénoménal. Mais première
mauvaise surprise : seuls 17 offres sont parvenues au bureau de l’Agence
nationale de la réalisation de la grande mosquée d’Alger (ANRGMA),
suite à la consultation internationale lancée. Pour les architectes, ce
résultat est un très mauvais départ.
Pour cause, un petit concours pour un opéra à Paris et le
simple aménagement d’une cour du musée du Louvre ont suscité plusieurs
centaines de réponses dont les plus grandes signatures de l’architecture
contemporaine ! Pourtant, Alger et sa baie sont réputées historiquement
pour être le terreau d’inspiration et de créativité des grandes
signatures. Buchenal y a inventé l’architecture néo-mauresque et Le
Corbusier y a bâti une théorie d’urbanisme dans les années 1930, Roland
Simounet a revisité La Casbah et l’architecture vernaculaire, alors
qu’Oscar Niemeyer y a proposé de « révolutionner la révolution ».
Mohamed Larbi Merhoum, Prix du président de la République 1999
et Prix national d’architecture 2004, et son collègue Mohamed Abdelhalim
Faidi, 1er prix Tony Garnier - Paris 1990 et médaillé de l’Académie
française d’architecture 1er prix Constructique - Paris 1993, ont gros
sur le cœur de voir ce joyau au budget démesuré aussi mal parti. Ils
constatent d’abord que cet imposant monument mérite bien plus que les… 3
pages du cahier des charges préparé. A titre de comparaison, la
réalisation d’un CHU a nécessité 5 classeurs de paperasse chez un pays
voisin ! Ce texte devant codifier et détailler toutes les facettes du
projet ne précise même pas quelle est la vocation et la nature de cette
mosquée que l’Algérie voudrait construire. Les architectes l’appellent «
le texte fondateur ».
C’est en fait la dimension culturelle, civilisationnelle et
architecturale dans laquelle devrait s’insérer cette mosquée pour lui
donner une identité algérienne. « Il faut préciser le contenu avant que
les architectes n’imaginent le contenant. C’est de l’adéquation entre le
fond et la forme que naîtra l’idée du génie », explique doctement Larbi
Merhoum. La grande mosquée d’Alger est donc inclassable si l’on se fie
au cahier des charges puisqu’elle n’est nullement définie. Elle devrait,
donc, fatalement, épouser n’importe quelle forme d’Islam (salafiste,
ibadite, hanbalite…) puisque son identité est résumée dans la formule «
passe-partout » de synthèse entre l’authenticité et la modernité.
Ceci pour les fondements culturels de cette mosquée. S’agissant
du management du projet, les concepteurs n’ont pas jugé utile d’adosser
leur démarche aux standards internationaux. Ainsi, alors que les
concours internationaux d’architecture et d’urbanisme ont été codifiés
par la conférence générale de l’Organisation des Nations unies en sa
neuvième session à New Delhi, le 5 décembre 1956 - article II, l’ANRGMA
est passée outre cette procédure en l’adaptant aux « normes maison ». En
effet, un assistant à maîtrise d’ouvrage (conseil du client)
d’envergure internationale a été certes sélectionné pour permettre la
mise en place d’instruments méthodologiques modernes et garantir le
succès du projet.
Le Canadien Dessau Soprin devait apporter son savoir-faire au
client pour une prise en charge sérieuse de l’opération par des
professionnels expérimentés. Mais ce spécialiste a été vite mis à
l’écart par l’établissement public chargé de manager le projet. L’ANRGMA
en l’occurrence a fait le choix de ne pas inviter son assistant
canadien payé pour cela, préférant avoir recours aux moyens du bord
voire au système D en s’occupant elle-même et par ses propres moyens de
la consultation, du mode de concours, du cahier des charges, de la
procédure de consultation, des critères de sélection et de l’analyse des
offres !
 

« Nous avons été exclus ! »
L’appréciation de nos architectes qui ont pris sur eux de
dénoncer cette « incroyable forfaiture » est sans appel : « La
consultation n’est ni un concours d’idées ni une consultation
restreinte. Elle ne correspond à aucun texte de loi et le cahier des
charges tient en quelques pages hors formulaires et contrats-types. »
Larbi Merhoum et Mohamed Abdelhalim relèvent point par point les
incohérences et les irrégularités ayant jalonné le processus de mise en
chantier de la mosquée. A commencer par le jury de 45 personnalités qui a
été désigné et dont les maîtres d’œuvre (architectes inscrits et ayant
des références construites) se comptent sur les doigts d’une seule main.
Le comble est que même l’assistant à maîtrise d’ouvrage retenu (Dessau
Soprin) ne figure pas parmi le jury, malgré ses compétences techniques.

Aussi, la capacité financière démesurée (80 millions de dinars)
imposée aux architectes concurrents comme premier critère de sélection a
éliminé ipso facto les nationaux qui, même réunis, ne pourront jamais
rassembler un tel pactole. Ils précisent que la mission qui sera confiée
demain (le Président devrait choisir le bureau d’études parmi les 17
offres) au lauréat est « réduite au dépôt d’un permis de construire ».
L’entreprise de réalisation retenue, elle, achèvera plus tard les études
à « sa convenance et sans l’architecte ». Cette façon de faire dans un
marché aussi juteux et coûteux a fait réagir l’Ordre national des
architectes algériens. Mais sa protestation « officielle » et « publique
» s’est apparemment perdue dans le bruit ambiant autour de l’enveloppe
de trois milliards de dollars extensible à souhait. Les architectes
nationaux dénoncent le fait que le débat et la compétition sur ce projet
se soient déroulés « à huis clos ».

Janvier 2008 : Choix du lauréat, Bouteflika choisit un groupement germano-tunisien
C’est finalement le bureau d’étude «Kiefef Ste Krebs Und» qui
réalisera le projet de la Grande Mosquée. Le choix de Bouteflika s’est
porté sur le groupement germano- tunisien qui a fait une offre
financière de 500 millions d’euros. L’annonce a été faite par le
ministre des Affaires religieuses qui estime que la procédure n’est
entachée d’aucune irrégularité puisque, dit-il, le cahier des charges
stipule que le maître d’œuvre, en l’occurrence le chef de l’Etat, avait
la possibilité de choisir en personne le bureau d’étude.
Le ministre, qui était jeudi l’invité de la Chaîne II, a ainsi
mis fin au suspense qui entourait la réalisation du projet qui a fait
couler beaucoup d’encre, ce qui visiblement n’est pas du goût de
Goulamallah. «Les journalistes on écrit n’importe quoi à ce sujet.
Certains ont estimé le coût à 3 milliards de dollars. Ça reste leur
estimation. Nous on se réfère à l’offre faite par le bureau d’étude
retenu qui va d’ailleurs être négociée», a-t-il déclaré, ajoutant que
les propositions d’ordre architectural faites par ce groupement ne
seront pas appliquées à la lettre. «Ce n’est pas la maquette proposée
qui sera réalisée. Des modifications vont être apportées», affirme le
ministre qui espère voir les travaux démarrer en 2008. Le bureau d'étude
lauréat du concours d'architecture du mégaprojet de la Grande Mosquée
d'Alger a été selctionné parmi quatre autres, à savoir le français «AS
architecture studio», le francoanglais «ATSP/Atkins», l'allemand «Ipro
Plan» et l'iranien «Genidar Sarl». L’invité de la radio a également
abordé un autre sujet d’actualité, à savoir la gestion du fonds de la
Zakat. Visiblement satisfait de la «récolte» de 2006 qui tourne autour
de 50 milliards de centimes, il pense que le cru 2007 sera plus
important. Ghoulamallah espère transformer ce fonds en véritable
entreprise économique via un office qui sera semblable à celui du hadj
ou celui des biens Wakf qui vont bientôt voir le jour. La proposition a
été faite par son département et attend l’aval du chef du gouvernement.
Concernant la saison du hadj, le ministre, qui reconnaît certaines
défaillances des personnes censées prendre en charge des hadjis sur
place, prévoit une amélioration de la situation avec la mise sur pied de
l’office du hadj. Il considère néanmoins que la commission nationale
chargée jusque-là de l’opération est visiblement au-dessus de tout
soupçon puisque son rapport financier a été approuvé mais il ajoutera
quand même : «Je me demande qui a approuvé les comptes de la commission
nationale du hadj. Est-ce que c’est des fonctionnaires ou des
commissaires dûment assermentés ?» Pour ne pas changer de sujet, il dira
qu’aucune mission de l’IGF ne s’est intéressée récemment à la
comptabilité de son département ministériel. Il a en outre annoncé la
finalisation prochaine du statut de l’imam dans le cadre de la révision
du statut de la Fonction publique, ce qui, à ses dires, réhabilitera
l’imam.
A l'heure où on rédige cet article, on ne mentionne plus de tunisiens dans ce groupe !
Début des travaux 2008
Le début des travaux de terrassement de la Grande mosquée
d’Alger, a été lancé mercredi 30 octobre 2008, en présence du ministre
des Affaires religieuses et des Waqfs,Bouabdellah Ghlamallah qui s’est
félicité du « grand intérêt que tout le monde porte à cette grande
mosquée d’Alger. C’est le symbole de l’Algérie et de son identité »,
a-t-il dit. « Ce ne sont pas les mosquées et les salles de prière qui
nous manquent, mais ce symbole qui nous distingue des autres nations.
le ministre a estimé que le projet devrait être livré 36 ou 40 mois
après le début des travaux. Il a précisé cependant que tout dépendra de «
l’évolution des études ». Le ministre des Affaires religieuses et des
Waqfs a par ailleurs fait état de « correctifs » apportés à la forme, à
la symbolique et à la conception de la mosquée suivant les observations
et les avis « des penseurs, des historiens et des bureaux d’études ». M.
Ghlamallah a déclaré également que l’emplacement du minaret, qui
culminera à 270 m, n’est pas encore tranché, bien que l’option de
l’édifier au milieu de la mosquée semble faire consensus.
Il est à rappeler que le projet de la grande mosquée d’Alger a
été confié à la société canadienne d’ingénierie et construction
Dessau-Soprin en avril 2007. Selon les prévisions de cette entreprise,
la réception de l’édifice ne pourra intervenir avant l’année 2013, soit
environ 76 mois de travaux. Cette institution monumentale, la troisième
au monde après celles de La Mecque et de Médine, devrait accueillir
près de 12 000 fidèles. En plus de la salle de prière, d’autres
structures, comme un institut islamique, Dar El Qor’an, une
bibliothèque, un amphithéâtre et des salles de séminaires, y sont
également prévues.
La grande mosquée d’Alger sera réalisée conformément aux
dernières techniques antisismiques employées dans les pays les plus
développés du monde pour la réalisation de d'édifices à caractère
stratégique. Le projet consommera un budget de plus de trois milliards
de dollars, notamment puisqu’il constitue un complexe urbain et une
mosquée ouverte aux visiteurs, même les non musulmans. Le directeur de
l’agence nationale de réalisation de la mosquée e et de sa gestion M.
Lakhdar Aloui a assuré samedi en marge de l’ouverture des journées
d’étude autour des systèmes de protection des séismes de l’importance de
ne pas nommer la mosquée d’Alger « masdjid » puisque c’est selon lui
un complexe urbain et un pole culturel qui distinguera la capitale.
Ainsi, la mosquée sera le plus grand projet urbain réalisé dans
l’Algérie moderne, son architecture comporte 4 carrées, dont 3 seront
ouverts aux visiteurs nationaux et étrangers. Un seul carré uniquement
sera consacré à la prière : ce sera une immense salle avec une capacité
d’accueil pour 120 mille pratiquants. Selon le directeur de l’agence de
réalisation de la mosquée, les normes antisismiques seront appliquées,
ce qui réduira de 540% le risque pour ces réalisations. De son coté le
directeur du centre de géophysique à Bouzaréah, M. Abdelkrim Benyelles
assurera de la nature sismique de la zone d’Alger et la classe au
troisième degré. Selon des experts le coût du projet dépasse les trois
milliards de dollars pour son immensité et la réhabilitation des
alentours étant donné que l’assiette de terrain est située près de la
rocade nord de l’autoroute d’Alger.



1. chambres de l'imam 2. salle de
prière 3. galerie pour femmes 4. VIP 5. mihrab / qibla 6. musée 7.
recherche/ administration 8. plateforme d'observation 9. cafés /
boutiques / services 10. cinéma 11. toiture terrasse 12. place 13.
administration 14. local technique 15. ablution 16. stockage souliers

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