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L'habitat, espace, climat et repères conceptuels

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L'habitat, espace, climat et repères conceptuels

Message par bouguerra.z le Mer 23 Sep - 20:38


"La connaissance des origines ne pourrait-elle éclairer les tâches du présent?". C’est dans cette rélexion formulé par Lewis Mumford, que s'inscrit cet article, en se proposant d'élairer l'une des plus anciennes manifestations de la civilisation de l'homme, qu'est "l'habitat", àtravers ses rééences et ses formes.
Fouzia Meliouh : Maître-assistante, Département d’architecture, Université Med Khider BISKRA
Kheira Tabet Aoul : Maître de conférences, Département d’architecture, Université des sciences et de la technologie d’Oran
1. L’HABITAT COMME CONCEPT
L'habitat, le concept le plus ancien de l'histoire de l'humanité, a accompagné cette dernière à travers les lieux et les temps, en occupant des espaces et prenant des formes, aussi variées, que la variété des repères qu'il se définit sous l'influence de facteurs naturels, sociaux ou culturels.
Depuis son plus lointain passé, l'homme a toujours éprouvé un besoin de retrouver, à la fin de son labeur, un lieu de repos, lui procurant un peu de confort, et un lieu de refuge, lui assurant également un abri contre tous les dangers. En effet "l’instinct de permanence et de stabilitése trouve tout au long de la branche éolutive àlaquelle se rattache notre espèe" (Mumford,
1964). Ce lieu a éoluéàtravers l'histoire, et a pris de difféentes formes, tout en n'éant pas, forcement, fixe et unique.
Ce phéomèe, constatéchez toutes les espèes animales (comme le certifie L.Mumford :
"Maintes espèes érouvent cette aspiration àl'immobilité au repos, qui les ramèe vers un
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abri ou les attache à un emplacement où la nourriture est abondante", s'est manifesté depuis le tout début de l'existence de l'homme, par son retour permanent, lors de son déplacement en quête de nourriture, vers des lieux précis lui offrant assurance et réconfort ; comme le note (P.Von Meiss, 1978) "il semble, en outre, que pour sa sécurité en territoire peu ou pas connu,l’homme cherche àne pas se perdre par rapport àson point de déart; c’est son 'chemin de fuite', le seul qu'il connaisse!" Dans ce contexte là les grottes de l'homme palélithique ¹(Epoque Palélithique : (selon le "Dictionnaire Larousse) Premièe éoque de la préistoire,caractéisé par l'industrie de la pierre taillé et divisé en 3 phases (inféieures, moyenne et supéieure) selon les degré de complexitéde l'outillage) en sont les meilleurs téoins.Cependant ce besoin n'éait pas seulement physique et de subsistance matéielle. Il éait également spirituel, refléant la recherche d'un lieu propre àsoi, lui permettant d'exprimer et
matéialiser, en toute libertéses propres repréentations de son chez soi, àtravers des
marquages et déimitations tantô fictives et tantô concrèes. Les vestiges de l'homme de la préistoire montrent le marquage de la déimitation et de l'appropriation de son espace par difféentes formes telles que les amas de pierres ou de branches d'arbres servant de support pour les peaux d'animaux... etc.
La concréisation de ce besoin aux deux dimensions: matéielle et spirituelle, a éoluéàtravers les temps, et ce qui éait un simple marquage, a connu des mutations diverses en fonction de ses deux dimensions de cet habitat. Cette éolution a ééune double expression : La premièe, réondant àl'éolution de la conscience, et la conception que se fait l'homme du monde qui l'entoure et les repréentations qu'il en fait, àtravers sa projection àpetite éhelle dans le monde qu'il se cré pour lui-mêe.
La deuxièe, réondant àl'éolution des besoins de confort de l'homme et ses propres efforts afin d'améiorer la qualitéde son environnement imméiat qu'est son habitat en fonction des spéificité du contexte et de la sociéédans lesquels il éolue.
La double dimension qu'a prise l'habitat, l'a transforméd'un simple espace conquis
péiodiquement par l'homme, en un lieu ayant une identitéspéifique et unique. Cette identités'est forgé àtravers sa relation implicite avec son habitant et par une interdéendance qui les a rénis dans un interminable processus d'adaptation et rédaptation de chacun, par rapport àl'autre.
C'est ainsi que le concept "habiter" a pris une signification plus profonde, telle que le déontre (Norberg Schulz, 1981) "l'homme habite lorsqu’il réssit às’orienter dans un milieu ou às’identifier àlui ou tout simplement lorsqu’il expéimente la signification d'un milieu. Habitation veut donc dire quelque chose de plus qu'un refuge". Ce processus a éargi la signification du concept d'habitat du simple logis dans un environnement naturel vierge, en tout un environnement conquis, transforméet appropriépar l'homme, dont l’abri n'est qu'une partie infime. La genèe de cette transformation éait déàpréente dans les difféentes formes d'appropriation de l'espace dans les premiers éablissements humains déouverts, "Pour s’approprier son espace l’habitant le clô, mêe symboliquement, de façn àdéimiter un territoire sur lequel il pourra inscrire sa marque" (Haumont, 1968).
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La définition du concept "habiter" par rapport à son identification à son habitant, permet de retrouver un sens aux variations, illimités et uniques à chaque fois, des formes d'habitat à
travers les temps, les espaces (ou plus exactement les lieux), et les sociétés. C'est
spécialement ces trois derniers paramètres qui lui donnent son identité unique par un temps spécifique en chaque instant, qu'est le "maintenant", par un lieu spécifique qu'est le "ici" et par une société unique qui vit dans ces deux dimensions et définie par un "moi" (collectif ou individuel). Sans aller plus loin dans les origines de ces variations, on constate qu'en ces temps (mais également depuis fort longtemps), le concept "habitat" englobe tout l'environnement
remodelé par l'homme par quelque moyen que ce soit, et que le concept "habitation" n'est qu'une partie de ce grand ensemble.
2. LES REPERES CONCEPTUELS DE L’HABITAT A TRAVERS L’HISTOIRE
Depuis l'antiquité l'homme a conçu son habitat en fonction de ses besoins. Mais comme ces besoins n'étaient pas uniquement de subsistance matérielle, son habitation prenait des formes dont l'interprétation ne pouvait se limiter qu'à ce facteur là, ni exclusivement à un seul autre facteur. "L'espace habité n’est donc ni neutre ni homogèe, il possèe des significations qui sont liés àl'ensemble de l’existence de l'habitant" (Mumford, 1964). En effet, les difféentes formes d'habitations, qu'a conçes l'homme, font rééence àdes
facteurs varié (et souvent associé), les ayant déerminés ou modifiés. Ces facteurs sont tous lié àdeux entité "l'homme" et "l'environnement". En effet "l'homme" est le gééateur même, de cette conception, ce qui cré une relative déendance par rapport àl'homme comme "individu" unique et non stéétypé ayant des besoins, des aspirations àconcréiser, et des contraintes àsurmonter.
"L'environnement" quant àlui est tout l'éosystèe dans lequel éolue "l'homme" en tant
qu'individu, et comprend l'environnement naturel, l'environnement social, et l'environnement culturel. Dans cet environnement l'homme retrouve des repèes, auxquels il se fie, pour concevoir son habitation, par une prise en charge concrèe ou symbolique. Une déinition de ces repèes peut êre faite par rapport aux trois dimensions de l'environnement dans lequel éolue l'homme en tant qu'individu.
2.1 Les repères conceptuels naturels
L'environnement naturel dans lequel évolue l'homme est un écosystème composé d'une multitude de facteurs dépendants les uns des autres. Il a été défini par (Amos Rapoport)
comme étant composé: "du climat, du site, des matériaux et du paysage" les exemples des repères conceptuels de l'habitat par rapport à chaque facteur sont si éloquents, qu'il suffit de
citer trois types d'habitats pour ce rendre compte de l'ingénieuse prise en charge des multiples facteurs naturels.
Le premier est l'habitat troglodyte à Matmata en Tunisie, où le "site", comme facteur naturel, est mis, au profit de l'habitat afin de se protéger contre un autre facteur naturel qu'est le climat (figure 1). En effet, l'habitation modelée dans le site même profite de l'inertie thermique1 de la
terre pour stabiliser une température ambiante fraîche lorsque celle de l'extérieur est très rigoureuse et intolérable.
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Figure 1: L’habitat troglodyte à Matmata (Amos Rapoport)
Le deuxième exemple est l'habitat Pueblos au sud-ouest des Etats-Unis d'Amérique, qui a suprofiter amplement du site en y épousant sa forme et en y puisant ses matériaux de construction. Contrairement au premier exemple où le site a été modelé en fonction des besoins de l'homme, dans ce cas c'est l'habitat qui a été modelé en fonction des exigences de son environnement. Dans les figures 2 et 3, on remarque nettement que l'ensemble des habitations épousent la forme en pente du site créant ainsi une protection naturelle, contre les différents phénomènes climatiques.

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