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Maison en bois

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Maison en bois

Message par bouguerra.z le Ven 25 Sep - 15:06

Il existe depuis longtemps de nombreux types de maison en bois, dont les principaux modèles constructifs sont :
la maison à structure poteau/poutre ;
la maison ossature bois ;
la maison en bois massif empilé (madriers, troncs ou rondins) ;
la maison en panneaux de bois massifs lamellés-collés.

Ossature de maison.
Petite maison traditionnelle en bois, couverte en bois.

La maison à structure poteau/poutre
[center]La maison ossature bois est la technique de construction la moins onéreuse et qui s’adapte le mieux à la plupart des styles régionaux. C’est donc la plus répandue. Les murs de la maison à ossature bois sont réalisés sur la base d’un « squelette » constitué de membrures de bois espacées de 40 ou 60 cm (en général) entre lesquelles sont placés les matériaux isolants. Cette technique de construction permet également une préfabrication de murs complets en usine, à l'abri des intempéries. L'achèvement du clos-couvert peut être obtenu en quelques jours seulement, car il n'y a pas de temps de séchage. La tendance à mieux isoler les maisons conduit de plus en plus à doubler cette ossature d'une isolation périphérique extérieure en matériau isolant lourd (type fibre de bois par exemple) qui améliore l'isolation, procure un meilleur déphasage thermique au bénéfice du confort d'été et supprime tous les ponts thermiques imputables à l'ossature bois.

Le parement extérieur
Il sert de rempart contre les intempéries. Il est souvent réalisé en bardage, c’est-à-dire en planches de bois qui peuvent être peintes, traitées ou laissées naturelles. Le bois (surtout non traité) exposé aux rayons solaires et aux éléments prendra une teinte grise avec le temps, mais ne perdra rien de ses qualités mécaniques. Le parement extérieur peut également être réalisé en crépi.
Une grande liberté de finition intérieure
Les parois internes des murs sont le plus souvent réalisées avec des panneaux de plâtre offrant de multiples possibilités de finitions (peinture, papier peint…). De fait, la maison ossature bois séduit les adeptes d’une présence modérée du bois.
Une idée fausse
Il est souvent donné comme argument en faveur de la maison bois que pour une qualité d'isolation identique à celle d'une construction maçonnée, le mur d'une ossature bois est moins épais de 40%, cela représentant des mètres carrés supplémentaires appréciables en cas de contraintes d'urbanisme et lors de la revente. Dans la pratique, l'intérêt de la construction en bois réside, entre autres, dans la possibilité de réaliser une maison bien mieux isolée et plus confortable qu'une maison en maçonnerie. Dès lors, il est logique d'augmenter fortement l'épaisseur d'isolant, comme expliqué plus haut, le surcoût étant très limité en pourcentage du prix total de la construction et en tout cas minimal par rapport aux économies d'énergies escomptées. De plus une maison en bois n'étant pas conçue sur le modèle d'une maison en béton, il y a de fortes chances que l'architecture et les surfaces diffèrent. Le gain de mètres carrés n'est donc plus significatif et n'est en tout cas pas un bon argument de vente face aux détracteurs de la maison des trois petits cochons « en planches ».
La maison en bois massif empilé
Souvent appelée chalet, elle est constituée de murs en bois massif montés par empilement de madriers (finition rectangulaire), de rondins (finition lisse) ou de fustes (finition rustique).
Construction traditionnelle, Europe de l'est

Utiliser l'inertie
L’importante épaisseur de bois massif offre une excellente inertie. C’est pourquoi cette technique de construction bois est très répandue dans les pays nord-américains ou dans les régions montagneuses de l’Europe.
Par contre, le bois est un isolant moyen (coeff lambda 0,12) par rapport aux matériaux spécifiquement destinés à cet usage (0,04 en moyenne pour la laine de roche, la fibre de bois, la cellulose ou le chanvre). Il est donc indispensable, pour obtenir un coefficient d'isolation comparable à celui d'un mur à ossature bois, d'ajouter une épaisseur d'isolation, idéalement par l'extérieur, de manière à bénéficier de l'inertie du bois massif à l'intérieur de la construction. L'isolant extérieur pourra ensuite être doublé de planches de forte épaisseur qui permettront de retrouver l'esprit « chalet ». Il n’est ainsi plus nécessaire de prévoir une isolation à l'intérieur. Cela permet aux occupants de profiter pleinement de la présence chaleureuse du bois, pour longtemps.
Les essences les plus fréquemment utilisées pour cet type de construction sont le mélèze, l'épicéa, le red cedar, le pin sylvestre et le douglas.

La maison en panneaux de bois massifs contre collés
Ce mode de construction est pour l’instant peu répandu en France. Il est par contre commun en Autriche et en Allemagne.
Un mode intéressant
Cette technique de construction bois est une combinaison des deux systèmes précédents : esthétiquement, il présente les mêmes intérêts d’aspect que la maison ossature bois (bardage, crépi, peint ou brut à l’extérieur sur isolation rapportée et multiples finitions possibles pour l’intérieur, y compris l'aspect bois naturel des panneaux), avec les performances du bois massif en terme d’inertie.
La stabilité dans le temps
Les techniques actuelles permettent la réalisation en usine de pans de murs de grande longueur (jusqu'à 24 m)et d'épaisseur variable (de 15 cm voire moins à plus d'un mètre) obtenus par l’assemblage de planches de bois collées les unes aux autres en multiples plis croisés. Ce type de construction bois assure une remarquable stabilité de l’ouvrage dans le temps.
le multiples utilisations
Ces panneaux contre collés peuvent permettre de réaliser une maison du sol au plafond. La maison étant construite sur pilotis, le plancher pourra être posé en panneau, tous les murs réalisés avec ce type de panneau seront porteurs. Les planchers ainsi que les toitures peuvent également être réalisés ainsi.
Des réalisations surprenantes
Ces panneaux résistent à de forts porte-à-faux ce qui permet de réaliser des balcons sans poutres.
Architecture d'intérieur
L’architecture d’intérieur procède des arts décoratifs comme de l'architecture. Elle conçoit l'architecture à l'échelle intime de la vie quotidienne et l’inscrit dans les comportements domestiques, professionnels, culturels des hommes.
Elle mène l'architecture à son terme, dans le détail rationnel et poétique, en jouant avec les espaces, la lumière, la couleur, le mobilier, les équipements, les objets et l’individualité de l’occupant, afin de créer des lieux non seulement opérationnels et confortables, mais reflètent la personnalité du commanditaire.
Située dans cette perspective très spécifique, la pratique professionnelle est néanmoins structurée comme celle de l'architecture : le processus de conception et de réalisation des projets suit le même trajet.

Le public et le privé
Pour la grande majorité des habitants du continent européen, le concept de vie privée n'existe pas jusqu'au XVIIe siècle : on habite, on travaille parfois et l'on dort dans la même pièce que les autres membres de la maisonnée. Maîtres et serviteurs partagent la même chambre, la salle commune - le bois est rare et cher et se chauffer un luxe que l'on partage.
Dans l'architecture palatine, le concept du passage de la sphère publique à la sphère privée se dessine peu à peu. Des salons de réception - publics - ont pour objet de montrer aux visiteurs la richesse et la puissance du propriétaire. Une ou plusieurs antichambres ont pour objet de filtrer les « clients » et autres quémandeurs.
[b]La Chambre
- du public au privé
La chambre d'apparat contient le lit qui, à une époque ou le mobilier est rare et consiste en quelques tabourets, quelques coffres, est le meuble le plus riche et le plus orné. C'est là qu'on reçoit ses hôtes. « Chambre » ne deviendra le synonyme de « chambre à coucher » que plus tard, vers la fin du XVIIIe siècle, à cause, précisément, de la présence de ce lit d'apparat alors qu'elle n'est qu'un dérivé du latin camera qui signifie « pièce. »
Lorsque le rang le permet, elle est précédée d'une salle d'audience pour recevoir les personnes de rang moindre. La « chambre » étant réservée alors aux personnes que l'on veut honorer, aux pairs, aux intimes. Symbole de ce changement de statut, le XVIIIe siècle crée l'alcove (et ne cesse d'en parler dans la littérature libertine du temps). Le lit doit désormais se cacher et la chambre est un endroit où règne l'intimité.
L'enfilade antichambres / chambre peut être prolongée par les appartements (ce lieu où l'on se tient « à part »), ces pièces où se forme le sentiment de l'intimité et du privé. Ceux-ci, typiquement, sont constitué d'un boudoir (si ce sont les appartements de madame) ou d'une étude, d'un garderobe où l'on s'habille, de lieux d'aisance où l'on se soulage et se lave. La salle de bains n'apparait que plus tard, au XIXe siècle, avec le progrès industriel qui permet de produire canalisations et chauffe-eaux.

La cuisine - du domestique au publicCuisine au temps de la Renaissance en Allemagne.
L'évolution de la place de la cuisine dans l'architecture intérieure aide à comprendre les enjeux auxquelles celle-ci doit faire face : reflet sociologique des usages du temps, soumis aux contraintes techniques.
Les exemples qui nous restent du Moyen-Âge de cuisine témoignent de la peur des incendies : ce foyer qui chauffe et nourrit est aussi source d'un feu destructeur aussi les cuisines sont séparées du corps de bâtiment principal et, comme le donjon défensif, sont en dur quand la plupart des maisons, hangars et autres bâtiments utilitaires sont en bois.
Si elles intègrent l'architecture intérieure des palais et châteaux, elles sont rarement mentionnées et décrites en tant que telles sur les plans par les architectes : elles sont de l'ordre du « commun » et ne valent pas la peine d'être mentionnées.
Sur le plan de l'hôtel d'Espinchal illustré ci-dessus, les cuisines sont sans doute situées en sous-sol et les domestiques montent les plats aux maitres de maison qui déjeunent selon toute probabilité dans l'antichambre (lorsqu'il s'agit de repas privés) ou dans le salon (pour des réceptions plus publiques). La salle à manger est encore « flottante » et les repas souvent servis sur des tables à tréteaux facilement démontables. En tous les cas de figure, elle n'est pas indiquée sur le plan de cet hôtel particulier.
Maison ouvrière, 1951. La cuisine est adjacente à l'entrée.
Avec l'émergence de la bourgeoisie, au XIXe siècle, la cuisine apparait sur les plans des maisons d'habitation. Mais dans l'articulation public/privé évoquée ci-dessus, elle fait partie de la sphère privée (on ne la montre pas) et quand le niveau de vie des propriétaires le permet, elle fait encore partie de la zone de la maison ou de l'appartement réservée aux domestiques
C'est à partir de 1945, sous l'influence de l'American way of life, avec l'émergence de la femme active (la « bourgeoise » cesse d'être une femme dite « au foyer »), que la cuisine change. Les appareils électroménagers facilitent la vie de la ménagère. L'homme participe de plus en plus aux tâches de la vie de famille.
La cuisine qui était jusqu'alors rejetée dans un no man's land a droit de cité et rentre dans la sphère du public et du montrable. Elle s'intègre dans l'espace public par excellence qu'est le salon et la salle à manger qui sont désormais scindés en un tout avec les cuisines dites « à l'américaine » qui donne sur la salle de séjour.



Professions

Pour concevoir et aménager le second œuvre, l’architecte peut faire intervenir d'autres professionnels.
L'ingénieur réalise les études thermiques, phoniques ou des lots techniques,
L'architecte d'intérieur (métier situé entre l'architecture et la décoration) se charge de la volumétrie, la réinterprétation/réhabilitation, la colorimétrie, le mobilier intégré, le travail de la lumière... une démarche globale.
Le décorateur conçoit le mobilier, les éclairages, les textiles, la mise en couleur provenant de l'éditeur de produits.
Un agenceur peut s'occuper de l'organisation de l'espace et la conception de mobilier sur mesure. Il a un rôle de conseil et de coordinateur.
Le designer conçoit les objets décoratifs, le mobilier : de la reformulation de fonction au travers de technique.
Le coloriste élabore une cohérence entre l'environnement du bâtiment et son intérieur, les usages et les usagers. Il réalise des concepts de coloration issus d'études chromatiques du lieu d'implantation. Il travaille en étroite collaboration avec l'architecte afin d'être en accord avec son écriture architecturale. Le designer coloriste utilise la couleur comme un matériau de construction de l'espace. Il se distingue du décorateur par son travail presque archéologique du site et sa composition conceptuelle de la couleur.
Souvent des glissements s'opèrent entre ses différents métiers. Cela dépend des savoir faire et compétences des acteurs. Tous ces métiers peuvent cohabiter dans une même agence, sans qu'il y ai de conflits. On peut dire qu'il y a complémentarité entre eux.


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Re: Maison en bois

Message par archicom le Jeu 10 Nov - 23:51

bon sujet merci bcp bravoo

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